Publié par E-Pottier le

Les associations sont partout, même lorsqu’on ne les voit pas. Elles accompagnent les personnes fragiles, forment les jeunes et les adultes, facilitent le retour à l’emploi, organisent la pratique sportive, soutiennent la création culturelle, entretiennent le lien social et interviennent là où ni l’administration ni le marché ne peuvent répondre seuls. Pourtant, leur modèle économique se fragilise. Pour poursuivre ce travail d’utilité collective, elles pourront de moins en moins compter uniquement sur le soutien financier de l’État et des collectivités territoriales. Les financements publics ne disparaissent pas totalement, mais ils deviennent plus fragmentés, plus conditionnés et souvent plus difficiles à obtenir. Dans ce contexte, la responsabilité territoriale des entreprises doit prendre une place plus importante, notamment à travers le mécénat, le mécénat de compétences et le sponsoring. [1]

L’objectif n’est pas de remplacer l’argent public par l’argent privé. Il est de construire des modèles de financement plus solides, capables de combiner plusieurs ressources sans remettre en cause la mission, les valeurs ou l’indépendance des associations.

Le financement associatif face à la fin d’un modèle

Pendant longtemps, le financement public a constitué l’un des piliers du fonctionnement associatif français. Une collectivité, un ministère ou un établissement public pouvait soutenir une association dans la durée, non seulement pour une action précise, mais aussi pour l’ensemble de son projet.

Ce modèle n’a pas complètement disparu. Il s’est cependant profondément transformé.

Selon les données reprises par l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire, l’INJEP, les subventions publiques représentaient encore 34 % des ressources des associations en 2005. En 2020, elles n’en représentaient plus que 20 %. [1] [2]

Indicateur 2005 2020
Part des subventions publiques dans les ressources associatives 34 % 20 %

Cette évolution ne signifie pas simplement que les associations reçoivent moins d’argent. Elle traduit un changement plus profond dans la manière dont elles sont financées.

La subvention traditionnelle laisse davantage de place aux appels à projets, aux marchés publics, aux financements fléchés et aux dispositifs de mise en concurrence. Une association doit de plus en plus souvent répondre à un cahier des charges précis, proposer une action limitée dans le temps, présenter des indicateurs et se mesurer à d’autres structures pour espérer obtenir un financement.

Or, un appel à projets finance généralement un projet. Il ne finance pas toujours ce qui rend ce projet possible.

Il peut couvrir une partie des interventions réalisées auprès des bénéficiaires sans prendre complètement en charge le temps consacré à la gestion, à la coordination, à la recherche de bénévoles, au suivi administratif, à l’évaluation, à la comptabilité ou à la préparation de l’action suivante. Pourtant, une association ne peut pas fonctionner durablement sans ces dépenses.

Des associations plus nombreuses et toujours aussi nécessaires

L’Inspection générale des finances estime qu’il existe environ 1,27 million d’associations en France, parmi lesquelles plus de 314 000 associations employeuses. [1]

Ces chiffres permettent de mesurer l’ampleur du sujet. Le monde associatif ne se limite pas à quelques organisations nationales très visibles. Il comprend une multitude de structures locales, de tailles et de missions très différentes.

Certaines reposent presque entièrement sur le bénévolat. D’autres emploient quelques salariés. D’autres encore gèrent des établissements, coordonnent des équipes importantes ou assurent des missions qui nécessitent des compétences professionnelles très spécialisées.

Toutes n’ont pas les mêmes ressources. Toutes n’ont pas non plus la même capacité à monter un dossier, répondre à un appel à projets ou négocier avec un financeur.

Les associations les plus fragiles sont souvent celles qui disposent de peu de réserves financières, de peu de temps administratif et de peu de personnel dédié à la recherche de financements. Or, ce sont parfois aussi celles qui interviennent auprès des publics les plus vulnérables.

Le véritable problème : l’instabilité des ressources

Pour comprendre les difficultés actuelles, il ne suffit donc pas de regarder le montant global des subventions. Il faut aussi observer leur régularité, leur durée et les conditions dans lesquelles elles sont attribuées.

Une association peut recevoir un financement important pour une action ponctuelle et rester malgré tout en difficulté. Elle peut disposer d’un budget équilibré sur le papier tout en connaissant une tension de trésorerie, par exemple lorsque les dépenses doivent être engagées plusieurs mois avant le versement effectif des fonds.

L’enquête relayée en 2025 sur la situation financière du secteur associatif montre que de nombreuses structures fonctionnent avec une trésorerie très courte. Dans le même temps, elles subissent la hausse de leurs coûts sans toujours pouvoir la répercuter sur leurs bénéficiaires. [3]

Une entreprise peut parfois augmenter ses prix. Une association qui accompagne des personnes en difficulté, qui organise une activité accessible ou qui assure une mission sociale ne dispose pas nécessairement de cette possibilité.

La fragilisation du secteur repose ainsi sur trois phénomènes qui se cumulent :

  • une raréfaction relative des subventions ;
  • une instabilité plus forte des financements ;
  • une complexité administrative croissante.

Le risque est alors de voir les responsables associatifs consacrer davantage de temps à rechercher des ressources qu’à piloter leur mission.

Diversifier ne signifie pas renoncer

Face à cette situation, le débat est parfois présenté de manière trop simple. D’un côté se trouverait l’argent public, considéré comme protecteur de l’intérêt général. De l’autre, l’argent privé, qui menacerait nécessairement l’indépendance des associations.

La réalité est plus nuancée.

Une association peut devenir dépendante d’un financeur privé. Mais elle peut aussi devenir dépendante d’une collectivité, d’un ministère, d’un appel à projets ou d’un unique marché public.

La question centrale n’est donc pas seulement l’origine de l’argent. Elle est celle de la concentration des ressources et des conditions attachées à chaque financement.

Une association économiquement solide n’est pas une association qui dépend d’un seul financeur réputé vertueux. C’est une association qui sait articuler plusieurs sources de revenus, conserver la maîtrise de son projet et refuser les partenariats incompatibles avec ses valeurs. [4]

Cette diversification peut associer, selon la nature de l’organisation :

  • les subventions publiques ;
  • les dons des particuliers ;
  • le mécénat d’entreprise ;
  • le mécénat de compétences ;
  • le sponsoring ;
  • les cotisations ;
  • les prestations ;
  • les recettes d’activité ;
  • les partenariats territoriaux.

L’enjeu n’est pas d’utiliser toutes ces ressources à la fois. Il est de construire une combinaison cohérente avec la mission de l’association.

La responsabilité territoriale des entreprises : agir là où l’on vit et travaille

La responsabilité territoriale des entreprises est parfois réduite à une formule de communication. Elle désigne pourtant une réalité très concrète.

Une entreprise n’existe jamais en dehors d’un territoire. Elle y recrute ses salariés, y trouve ses clients, y rencontre ses fournisseurs, y utilise des infrastructures et y développe son activité. Sa capacité à réussir dépend donc aussi de la qualité de son environnement économique, social, éducatif et culturel.

Un territoire dans lequel les personnes peuvent se former, trouver un emploi, se déplacer, accéder aux soins et participer à la vie collective est également un territoire plus favorable aux entreprises.

La responsabilité territoriale consiste à reconnaître cette interdépendance.

Elle représente une forme de responsabilité sociale et environnementale ancrée dans un bassin de vie. L’entreprise ne se contente plus de respecter ses obligations ou de publier des engagements généraux. Elle cherche à comprendre les besoins du territoire sur lequel elle agit et à contribuer à des réponses concrètes.

Cette contribution peut prendre plusieurs formes :

  • un soutien financier à une association ;
  • un mécénat de compétences ;
  • un partenariat avec une université ;
  • une politique d’achats responsables ;
  • un programme d’insertion ;
  • un soutien à l’éducation ou à la culture ;
  • une mise à disposition de matériel, de locaux ou d’expertise.

Cette conception est cohérente avec la définition administrative du mécénat et avec les approches développées par les entreprises à mission ou les entreprises labellisées B Corp. Dans ces modèles, les objectifs sociaux et environnementaux ne sont plus seulement placés à côté de l’activité économique. Ils sont intégrés au fonctionnement même de l’entreprise. [18]

Une relation fondée sur l’intérêt commun

Parler de responsabilité territoriale ne revient pas à demander aux entreprises de devenir des collectivités publiques ou des associations.

Chaque acteur conserve son rôle.

L’entreprise crée de l’activité économique, développe des compétences, produit des biens ou des services et emploie des salariés. L’association porte une mission collective, connaît les publics, identifie les besoins sociaux et construit des réponses de terrain.

La responsabilité territoriale commence lorsque ces deux mondes reconnaissent qu’ils ont intérêt à coopérer.

Une entreprise peut, par exemple, avoir des difficultés à recruter sur certains métiers. Une association peut accompagner des personnes éloignées de l’emploi, mais manquer de contacts avec les employeurs. Leur rencontre permet alors de répondre à deux besoins en même temps.

De la même manière, une entreprise qui souhaite soutenir la réussite éducative ne possède pas nécessairement l’expertise nécessaire pour intervenir directement auprès des jeunes. Une association spécialisée dispose de cette expérience, mais pas toujours des ressources suffisantes pour développer son action.

Le partenariat devient utile lorsqu’il repose sur cette complémentarité.

La responsabilité territoriale n’est donc pas une forme moderne de charité. Elle traduit l’idée qu’une entreprise ne peut pas prospérer durablement dans un territoire qui se fragilise.

CMA CGM à Marseille : investir dans des capacités locales

L’engagement de CMA CGM à Marseille permet d’illustrer cette logique.

Le groupe ne se limite pas à financer une opération isolée. Ses actions associent le monde universitaire, la santé, l’éducation, l’innovation sociale, la solidarité étudiante et l’engagement de ses salariés.

Une chaire consacrée à la santé

CMA CGM a créé, avec Aix-Marseille Université, une chaire santé destinée à soutenir la recherche, la formation médicale et l’amélioration de la qualité des soins dans les domaines de l’oncologie et de la neurologie.

Le groupe présente cette initiative comme une manière de prolonger son engagement en faveur de la région et de la santé de ses habitants. [19] [23]

Cet exemple est particulièrement parlant. L’entreprise ne finance pas uniquement un événement médical ponctuel. Elle contribue au développement d’une capacité universitaire et sanitaire locale appelée à s’inscrire dans le temps.

La création d’une chaire peut favoriser la production de connaissances, la formation de professionnels et la coopération entre plusieurs acteurs. Elle participe donc à la consolidation d’un écosystème territorial.

Le soutien aux associations locales

La Fondation CMA CGM soutient également des associations à travers ses appels à projets en France et au Liban.

Depuis 2019, son action a été recentrée sur l’éducation et l’inclusion des jeunes. Elle associe le financement de projets à un programme d’engagement des salariés, qui peuvent consacrer des journées à des missions de soutien en compétences. [20] [33]

Cette articulation est importante.

Une association peut avoir besoin d’un financement. Elle peut aussi avoir besoin d’aide pour améliorer un outil, organiser un projet, structurer sa communication, sécuriser une procédure ou développer une compétence qu’elle ne possède pas en interne.

Le mécénat de compétences permet précisément de répondre à ce type de besoin.

La fondation a également développé Le Phare, un incubateur d’innovation sociale lancé à Marseille avant d’être étendu à d’autres territoires. [20]

L’approche ne consiste donc pas seulement à sélectionner des bénéficiaires et à leur verser une aide. Elle vise aussi à faire émerger, accompagner et structurer des projets à utilité sociale.

Une épicerie solidaire pour les étudiants

En 2025, la Fondation CMA CGM a ouvert à Marseille une épicerie solidaire étudiante de 120 m², opérée par la Fédération Aix-Marseille Interasso.

Les produits y sont proposés à des prix inférieurs de 70 % à 90 % aux prix du marché. [21]

Là encore, le partenariat repose sur une répartition claire des rôles.

L’entreprise et sa fondation apportent des moyens. L’association gère le dispositif et reste au contact des bénéficiaires. Le projet répond à un besoin identifié sur le territoire : la précarité étudiante.

Cette action n’est pas une simple campagne de communication. Elle prend la forme d’une infrastructure sociale localisée, confiée à un acteur associatif qui connaît son public.

Elle montre aussi qu’un partenariat territorial efficace ne se mesure pas uniquement au montant versé. Il se mesure à la pertinence de la réponse, à sa continuité et à la capacité des partenaires à travailler ensemble.

norsys : intégrer l’engagement au modèle de l’entreprise

Le cas de norsys repose sur une logique différente, mais tout aussi intéressante.

L’entreprise présente un modèle qui associe plusieurs dimensions : le statut d’entreprise à mission, une fondation actionnaire, la certification B Corp et la permaentreprise.

Le soutien à des projets d’intérêt général n’est donc pas traité comme une activité séparée du reste de l’entreprise. Il s’inscrit dans sa gouvernance et dans sa manière de concevoir le partage de la valeur.

Une fondation présente au capital

Selon les rapports de norsys, la fondation actionnaire détient 10 % du capital de l’entreprise. Elle soutient des associations par du mécénat financier et par du mécénat de compétences. [22]

Cette organisation change la place donnée à l’engagement.

Dans un modèle classique, une entreprise peut décider chaque année d’attribuer ou non un budget à des actions de mécénat. Avec une fondation actionnaire, le lien avec l’utilité sociale est inscrit plus profondément dans la structure de gouvernance.

Les rapports annuels mentionnent plusieurs associations et initiatives soutenues, parmi lesquelles :

  • Emmaüs Connect ;
  • Informatique participative ;
  • Le Vestiaire solidaire ;
  • e-graine ;
  • Soliha ;
  • Télémaque ;
  • les Restos du Cœur ;
  • différents projets liés au numérique, à l’inclusion et à l’utilité sociale.

Ces exemples permettent de comprendre que le soutien ne prend pas nécessairement la même forme pour tous les partenaires.

Certaines associations peuvent avoir besoin de ressources financières. D’autres peuvent bénéficier de compétences liées au numérique, à l’organisation ou à la conduite de projet. D’autres encore peuvent avoir besoin de visibilité, de contacts ou de temps humain.

Du mécénat périphérique au mécénat intégré

L’intérêt du modèle de norsys tient au fait que le mécénat n’y apparaît pas comme une opération périphérique, ajoutée après coup à l’activité économique.

Il est relié à la gouvernance de l’entreprise, à ses engagements et à son identité.

Cette différence est essentielle pour les associations qui recherchent des partenaires de long terme. Lorsqu’un engagement dépend uniquement de la volonté ponctuelle d’une personne ou d’un budget annuel de communication, il peut être remis en cause rapidement.

Lorsqu’il est intégré à la stratégie, à la gouvernance et au modèle de l’entreprise, il a davantage de chances de s’inscrire dans la durée.

C’est là tout le sens de la responsabilité territoriale : ne pas seulement financer des événements, mais contribuer au développement de capacités collectives.

Une entreprise a intérêt à évoluer dans un territoire formé, inclusif, cultivé et socialement cohésif. Elle peut y recruter plus facilement, coopérer avec davantage d’acteurs et construire des relations plus durables. [23]

Mécénat et sponsoring : financer sans perdre son indépendance

Le mécénat et le sponsoring sont souvent réunis sous l’expression générale de « partenariat avec une entreprise ». Pourtant, ils ne reposent pas sur la même logique.

Cette distinction doit être comprise par les associations comme par les entreprises.

Mode de soutien Principe Relation avec l’entreprise
Mécénat financier Don d’une somme d’argent à un organisme d’intérêt général Absence de contrepartie commerciale directe
Mécénat en nature Don de matériel, de biens, de locaux ou de services Soutien matériel à l’action de l’association
Mécénat de compétences Mise à disposition de salariés ou d’expertise Transmission de savoir-faire et de temps professionnel
Sponsoring ou parrainage Soutien associé à une contrepartie directe Visibilité, communication ou bénéfice commercial attendu

Pour l’administration, le mécénat correspond à un don réalisé au profit d’un organisme d’intérêt général. Il ne doit pas être confondu avec le parrainage ou sponsoring, dans lequel l’entreprise attend une contrepartie directe, par exemple une visibilité publicitaire. [18] [24]

Avise rappelle également que le sponsoring, contrairement au mécénat, est considéré comme une activité lucrative. [24]

Cette distinction n’est pas seulement fiscale ou juridique. Elle permet de clarifier la relation.

Dans un mécénat, l’entreprise soutient une cause d’intérêt général. Dans un sponsoring, elle achète une forme de visibilité ou associe son image à une activité. Les deux peuvent avoir leur utilité, à condition d’être correctement identifiés, contractualisés et gérés.

Le financement privé ne crée pas automatiquement une dépendance

L’une des principales craintes des associations est de voir un partenaire privé influencer leurs décisions.

Cette crainte ne doit pas être ignorée. Elle ne doit pas non plus conduire à considérer que tout partenariat avec une entreprise met automatiquement l’association sous tutelle.

Le risque ne vient pas uniquement de la nature publique ou privée du financeur. Il vient surtout de la dépendance.

Une association qui tire une très grande partie de ses ressources d’un seul partenaire devient vulnérable. Si ce partenaire se retire, modifie ses priorités ou exige des orientations incompatibles avec le projet associatif, l’organisation peut se retrouver en difficulté.

Cette situation peut exister avec une entreprise. Elle peut aussi exister avec une collectivité publique.

La diversification constitue donc une protection. Elle permet d’éviter qu’un seul acteur possède un poids économique tel qu’il puisse orienter les décisions de l’association.

Poser des limites avant de chercher des financements

L’indépendance ne se protège pas uniquement au moment où un problème apparaît. Elle se prépare avant même la recherche de partenaires.

Une association doit pouvoir définir :

  • les secteurs d’activité avec lesquels elle accepte de travailler ;
  • les secteurs qu’elle souhaite exclure ;
  • les formes de soutien compatibles avec son objet ;
  • les contreparties qu’elle peut proposer ;
  • les contreparties qu’elle refusera ;
  • les conditions d’utilisation de son nom et de son image ;
  • les décisions qui relèvent exclusivement de sa gouvernance.

Cette réflexion peut être formalisée dans une charte de partenariat ou une doctrine éthique.

L’association doit conserver la maîtrise de son objet social, de ses programmes, de ses bénéficiaires et de ses méthodes d’évaluation. Le partenaire peut soutenir, conseiller ou apporter des compétences. Il ne doit pas se substituer aux instances associatives.

Une convention claire protège les deux parties.

Elle évite les malentendus sur la durée du partenariat, l’utilisation des fonds, les obligations de communication, les indicateurs attendus et les conditions de sortie.

Les Geiq : coopérer pour répondre à un besoin territorial

L’exemple des Groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification, les Geiq, permet de dépasser l’opposition entre intérêt économique et intérêt social.

La Fédération française des Geiq définit un Geiq comme un collectif d’entreprises piloté par ses adhérents pour organiser des parcours d’insertion et de qualification destinés à des personnes éloignées de l’emploi. [26]

Les données publiées pour 2022 font état de :

  • 15 647 salariés en parcours d’insertion ;
  • 16 447 contrats gérés ;
  • 7 749 entreprises adhérentes.

Pour 2023, le réseau met en avant un taux de réussite à l’examen de 92 % et 70 % d’embauche à l’issue du contrat. [26]

Dans ce modèle, les entreprises ne financent pas une action sans lien avec leurs besoins. Elles cherchent des salariés, souhaitent développer des compétences et rencontrent des difficultés de recrutement.

De leur côté, les personnes accompagnées ont besoin d’accéder à une qualification, à une expérience professionnelle et à un emploi durable.

Le Geiq organise la rencontre entre ces besoins.

L’entreprise et la structure d’intérêt collectif ne se fragilisent pas mutuellement. Elles coopèrent pour résoudre un problème de recrutement et d’inclusion qui concerne l’ensemble du territoire.

Entreprises et associations appartiennent à la même toile sociale

Une ville n’est pas composée, d’un côté, d’entreprises et, de l’autre, d’associations qui fonctionneraient sans jamais se rencontrer.

Elles recrutent parfois les mêmes personnes. Elles interviennent auprès des mêmes familles. Elles utilisent les mêmes infrastructures. Elles subissent les mêmes tensions sociales et bénéficient des mêmes dynamiques territoriales.

Les entreprises disposent de moyens financiers, de compétences, de réseaux professionnels et de capacités de gestion. Elles ont aussi des besoins de recrutement, de fidélisation des salariés et d’ancrage local.

Les associations disposent d’une connaissance fine du terrain. Elles savent atteindre des publics avec lesquels les institutions ou les entreprises ont parfois du mal à entrer en relation. Elles bénéficient souvent d’un capital de confiance construit au fil du temps.

Lorsqu’elles se rencontrent, ces ressources peuvent se compléter.

Une entreprise peut aider une association à consolider son organisation. Une association peut aider une entreprise à mieux comprendre son territoire, ses fragilités et ses habitants.

Cette interdépendance ne signifie pas que leurs intérêts sont toujours identiques. Elle signifie qu’elles ont intérêt à apprendre à dialoguer.

Un partenariat solide ne consiste pas à effacer les différences entre les acteurs. Il consiste à les mettre au service d’un objectif commun clairement défini. [27]

Construire une stratégie de financement durable

Le mécénat et le sponsoring ne sont pas des solutions automatiques.

Une association ne trouve pas des partenaires durables simplement en envoyant une présentation générale à une liste d’entreprises. La recherche de soutiens demande du temps, une méthode, une bonne connaissance de son modèle économique et une capacité à expliquer précisément ce que l’on propose.

Le premier travail n’est donc pas commercial. Il est financier et stratégique.

Comprendre son propre modèle économique

Avant de solliciter un financeur, une association doit savoir de quoi elle a réellement besoin.

Cette question semble évidente. Elle est pourtant plus difficile qu’elle n’en a l’air.

L’association doit être capable d’expliquer :

  • le coût complet de ses activités ;
  • la répartition de ses dépenses ;
  • ses besoins de trésorerie ;
  • les financements déjà acquis ;
  • les financements restant à trouver ;
  • la durée nécessaire du soutien ;
  • l’utilisation exacte des sommes demandées ;
  • les résultats et les effets attendus.

Le coût complet est particulièrement important.

Une action ne coûte pas seulement le temps passé directement avec les bénéficiaires. Elle mobilise également de la coordination, de l’administration, de la comptabilité, de la communication, des outils, des locaux et parfois des frais de déplacement.

Lorsque ces coûts sont oubliés, l’association peut obtenir un financement pour un projet tout en fragilisant sa structure.

Le cadre public exige déjà une certaine traçabilité de l’utilisation des subventions. Les financeurs privés attendent eux aussi de comprendre comment leur soutien sera utilisé. [28]

Le sérieux financier n’est pas une manière de transformer une association en entreprise. Il permet de protéger son projet.

Une organisation qui connaît ses coûts négocie mieux. Elle peut expliquer pourquoi un financement est insuffisant, pourquoi une action doit s’inscrire sur plusieurs années ou pourquoi certaines dépenses de fonctionnement sont indispensables.

Ne pas demander seulement de l’argent

Une demande formulée ainsi — « nous avons besoin d’argent » — a peu de chances de convaincre durablement.

Une entreprise ne sait pas immédiatement ce que cette demande signifie, ni comment elle peut y répondre.

Une association doit transformer son besoin en proposition claire.

Elle peut rechercher, selon les cas :

  • un financement pluriannuel ;
  • du matériel ;
  • des compétences professionnelles ;
  • une aide logistique ;
  • des locaux ;
  • une mise en relation ;
  • un soutien à la communication ;
  • l’implication de salariés.

Cette clarification permet aussi de mieux cibler les entreprises.

Une association travaillant sur l’inclusion numérique peut naturellement rechercher des acteurs disposant de compétences technologiques. Une structure intervenant dans l’insertion peut s’adresser à des employeurs qui rencontrent des difficultés de recrutement. Une association culturelle peut identifier des partenaires sensibles à l’attractivité et à la vitalité du territoire.

La cohérence entre le besoin de l’association, l’activité de l’entreprise et le territoire donne du sens au partenariat.

Construire une politique de recherche de soutiens

Une stratégie de mécénat ou de sponsoring doit répondre à quatre questions simples :

Question Ce qu’elle permet de clarifier
Quel besoin souhaite-t-on financer ? Une action, un investissement, un poste, du fonctionnement ou un développement
Sur quelle durée ? Un soutien ponctuel, annuel ou pluriannuel
Avec quelles contreparties éventuelles ? Visibilité, mobilisation des salariés, événement ou communication
Avec quelles limites éthiques ? Secteurs exclus, conditions d’utilisation de l’image et respect de la gouvernance

Sans cette réflexion, l’association poursuit des opportunités au cas par cas.

Avec elle, elle construit progressivement un portefeuille de partenaires cohérent. [29]

Ce portefeuille permet de répartir les risques. Il peut comprendre quelques partenaires structurants, plusieurs soutiens de taille intermédiaire et des contributions plus ponctuelles.

L’objectif n’est pas de multiplier les relations sans limite. Il est de ne pas dépendre d’une seule d’entre elles.

Professionnaliser la démarche sans perdre son âme

Les associations qui réussissent à diversifier leurs ressources ne considèrent pas la recherche de partenaires comme une tâche secondaire à réaliser lorsque la trésorerie devient critique.

Elles la préparent et l’organisent.

Cela suppose notamment :

  • des documents financiers compréhensibles ;
  • une présentation claire de la mission ;
  • un récit d’impact crédible ;
  • des dossiers adaptés aux interlocuteurs ;
  • une gouvernance lisible ;
  • des conventions solides ;
  • un calendrier de prise de contact et de relance ;
  • un suivi des engagements ;
  • un reporting utile.

Ce professionnalisme ne réduit pas la cause défendue à un produit commercial.

Au contraire, il donne à l’association les moyens de mieux expliquer son utilité et de sélectionner ses partenaires avec discernement. [30]

Un bon dossier ne se limite pas à affirmer que l’action est importante. Il montre à quel besoin elle répond, qui elle accompagne, comment elle fonctionne, ce qu’elle coûte et ce que le financement permettra concrètement.

Il doit aussi rester compréhensible pour une personne qui ne connaît pas le secteur associatif.

Créer un langage commun

Le monde associatif et le monde économique n’utilisent pas toujours les mêmes mots.

Une association parlera de bénéficiaires, de projet social, de mobilisation bénévole, de lien social ou d’émancipation. Une entreprise parlera plus volontiers d’objectifs, de parties prenantes, d’indicateurs, de compétences, de risques ou d’impact territorial.

Ces différences de vocabulaire peuvent créer de la distance, même lorsque les deux acteurs partagent des préoccupations proches.

Beaucoup d’entreprises souhaitent agir mais ne savent pas identifier les associations les plus sérieuses, les plus adaptées à leur territoire ou les plus cohérentes avec leurs valeurs.

Inversement, beaucoup d’associations ne savent pas présenter leur utilité sociale sous une forme immédiatement compréhensible pour une direction générale, une direction des ressources humaines, une direction RSE ou une fondation d’entreprise. [31]

Il faut donc créer un langage commun.

Pour l’association, cela ne signifie pas adopter artificiellement le discours de l’entreprise. Il s’agit de rendre son projet lisible sans le dénaturer.

Pour l’entreprise, cela suppose de comprendre qu’une action sociale ne se pilote pas toujours comme un projet commercial et que certains résultats nécessitent du temps.

La qualité du partenariat dépend largement de cette capacité de traduction réciproque.

Edouard POTTIER Formation : créer le lien entre associations et entreprises

Dans ce nouveau paysage du financement associatif, l’intermédiaire le plus utile n’est pas seulement celui qui possède un carnet d’adresses.

C’est celui qui aide les associations à consolider leur modèle économique, à clarifier leurs besoins et à présenter des propositions de partenariat crédibles.

C’est aussi celui qui aide les entreprises à identifier des associations sérieuses, cohérentes avec leurs valeurs et capables de construire une relation suivie.

Cette fonction demande de savoir parler plusieurs langages à la fois : celui de la gestion financière, celui de l’impact social, celui du développement commercial et celui du territoire. [32]

Accompagner les associations avant la recherche de partenaires

Avant de rechercher du mécénat ou du sponsoring, une association doit être prête.

Edouard POTTIER Formation peut l’accompagner pour :

  • analyser son modèle économique ;
  • mieux comprendre ses coûts ;
  • identifier ses besoins de financement ;
  • définir une stratégie de diversification ;
  • sélectionner les entreprises à approcher ;
  • préparer ses argumentaires ;
  • structurer ses rendez-vous ;
  • formaliser ses règles éthiques ;
  • organiser le suivi de ses partenaires.

L’accompagnement ne consiste donc pas uniquement à rédiger une demande de financement.

Il s’agit de construire une méthode qui pourra être réutilisée dans le temps : diagnostic, cap financier, cartographie des partenaires, doctrine de partenariat, préparation des conventions et suivi de la relation.

Cette démarche donne à l’association davantage de maîtrise. Elle lui permet de ne pas accepter un partenariat uniquement parce qu’elle traverse une urgence financière.

Aider les entreprises à choisir leurs partenaires

Les entreprises ont, elles aussi, besoin d’accompagnement.

Une direction peut souhaiter développer son ancrage territorial sans connaître les acteurs associatifs locaux. Elle peut disposer d’un budget de mécénat sans savoir comment sélectionner les projets. Elle peut vouloir engager ses salariés, mais ignorer quelles missions sont réellement utiles aux associations.

Edouard POTTIER Formation peut alors aider l’entreprise à :

  • préciser ses objectifs territoriaux ;
  • identifier les causes cohérentes avec ses valeurs ;
  • repérer des associations solides ;
  • évaluer la compatibilité des projets ;
  • construire des partenariats de long terme ;
  • éviter les opérations ponctuelles sans continuité ;
  • organiser le dialogue et le suivi.

L’objectif n’est pas de choisir une association uniquement parce que sa cause est visible ou émouvante.

Il est de vérifier que le partenariat repose sur des besoins réels, une organisation sérieuse et des engagements réciproques compréhensibles.

Les exemples de CMA CGM, de norsys et des Geiq montrent qu’un partenariat utile naît rarement du hasard. Il résulte d’une ingénierie sobre, structurée et alignée. [33]

Passer de la survie au pilotage

La question de fond n’est finalement pas de savoir si les associations doivent se tourner vers les entreprises à la place de l’État.

Les entreprises ne peuvent pas reprendre toutes les responsabilités publiques. Les collectivités et l’État conservent un rôle essentiel dans le financement de l’intérêt général.

La véritable question est la suivante : comment une association peut-elle construire un modèle dans lequel les différentes ressources se complètent au lieu de se contredire ?

Les subventions, les dons, la philanthropie, le mécénat, le sponsoring encadré, les prestations, les recettes d’activité et les alliances territoriales peuvent former un ensemble cohérent.

À une condition : que l’association connaisse ses besoins, fixe ses limites et pilote sa stratégie.

Lorsqu’elle dépend d’un seul guichet, elle subit les décisions de son financeur. Lorsqu’elle diversifie ses ressources sans méthode, elle risque de se disperser. Lorsqu’elle construit une politique de financement cohérente avec sa mission, elle retrouve une capacité d’action.

C’est précisément là qu’Edouard POTTIER Formation peut devenir l’allié des associations et des entreprises : en sécurisant la rencontre entre celles qui portent des solutions utiles au territoire et celles qui souhaitent les soutenir durablement.

Le financement associatif ne doit plus être envisagé comme une succession de demandes urgentes. Il doit devenir une stratégie de long terme.

C’est à cette condition qu’une association cesse de survivre d’un appel à projets à l’autre et recommence à piloter son avenir. [34]

 

Sources sur le modèle économique associatif et les finances publiques

  1. Faire face aux difficultés de financement dans les associations artistiques et culturelles. Quelles stratégies d’hybridation des ressources ? — Giorgia Trasciani, Julien Maisonnasse et Francesca Petrella, Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire — INJEP, 19 décembre 2024.
    https://injep.fr/wp-content/uploads/2024/12/Rapport-2024-19_Hybridation_IFMA.pdf 

  2. Faire face aux difficultés de financement dans les associations artistiques et culturelles. Quelles stratégies d’hybridation des ressources ? — Giorgia Trasciani, Julien Maisonnasse et Francesca Petrella, INJEP, 19 décembre 2024.
    https://injep.fr/wp-content/uploads/2024/12/Rapport-2024-19_Hybridation_IFMA.pdf 

  3. « La trésorerie, c’est du yoyo en permanence, mais cette année, c’est le pompon ! » : les associations mises en difficulté par les restrictions budgétaires — Aline Leclerc, Le Monde, 7 avril 2025.
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/04/07/les-associations-mises-en-difficulte-par-les-restrictions-budgetaires-la-tresorerie-c-est-du-yo-yo-en-permanence-mais-cette-annee-c-est-le-pompon_6592200_3234.html 

  4. Autonomie associative et financements publics : une enquête localisée — Julien Talpin et Pierre Bonnevalle, INJEP, 2024.
    https://injep.fr/wp-content/uploads/2024/05/Rapport-2024-07_Autonomie-asso-et-financement-public.pdf 

  5. Comptes consolidés des communes depuis 2016 — Métropole Aix-Marseille-Provence, portail Open Data ; données financières issues de l’Observatoire des finances et de la gestion publique locales — OFGL, date de mise à jour non indiquée.
    https://data.ampmetropole.fr/explore/dataset/fed-comptes-consolides-des-communes-2012-2020/ 

  6. Politique française en faveur du développement — Document de politique transversale, projet de loi de finances pour 2022 — Gouvernement français, ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, 2021.
    https://www.budget.gouv.fr/documentation/file-download/14365 

  7. Comptes des régions 2012-2025 — Observatoire des finances et de la gestion publique locales — OFGL, jeu de données, dernière période disponible : exercice 2025.
    https://data.ofgl.fr/explore/dataset/ofgl-base-regions/ 

  8. Budget principal : CFU 2025, affectation des résultats 2025, annulation des APE 2026 et budget supplémentaire 2026 — Conseil économique, social et environnemental régional Provence-Alpes-Côte d’Azur — CESER Sud, avis adopté le 24 juin 2026.
    https://ceser.maregionsud.fr/fileadmin/user_upload/Annuaire/Avis_et_Documents/ECONOMIE/2026.06.24_Budget_principal__CFU_2025__Affectation_des_r%C3%A9sultats_2025__Annulation_des_APE_2026_et_BS_2026.pdf 

  9. Comptes des départements 2012-2025 — Observatoire des finances et de la gestion publique locales — OFGL, jeu de données, dernière période disponible : exercice 2025.
    https://data.ofgl.fr/explore/dataset/ofgl-base-departements/ 

  10. Comptes consolidés des départements 2012-2024 — Observatoire des finances et de la gestion publique locales — OFGL, jeu de données établi à partir des balances comptables publiées par la DGFiP, mise à jour pour l’exercice 2024.
    https://ofgl-opendatamef.opendatasoft.com/explore/dataset/ofgl-base-departements-consolidee/ 

  11. Budget principal — Rapport de présentation du compte administratif, exercice 2021 — Métropole Aix-Marseille-Provence, présenté au conseil métropolitain du 30 juin 2022.
    https://deliberations.ampmetropole.fr/documents/metropole/deliberations/2022/06/30/ANNEXE/23355%20Rapport%20de%20presentation%20CA%202021%20Budget%20principal.pdf 

  12. Budget principal — Rapport de présentation du compte administratif, exercice 2023 — Métropole Aix-Marseille-Provence, présenté au conseil métropolitain du 27 juin 2024.
    https://deliberations.ampmetropole.fr/documents/metropole/deliberations/2024/06/27/ANNEXE/93753_Rapport%20de%20presentation%20CA%202023%20-%20Budget%20principal%20V7.pdf 

  13. [Référence exacte retrouvée : Prospectus de base — Programme d’émission de titres, Euro Medium Term Note Programme, d’un montant maximal de 400 millions d’euros] — Métropole Aix-Marseille-Provence, 4 octobre 2016, document visé par l’Autorité des marchés financiers sous le numéro 16-462.
    https://echanges.dila.gouv.fr/OPENDATA/AMF/365/2022/03/FC365437454_20220323.pdf 

  14. Budget primitif 2021 — Rapport de présentation — Ville de Marseille, Direction générale adjointe des finances et des moyens généraux, 2021.
    https://www.marseille.fr/sites/default/files/contenu/mairie/Budget/pdf/bp2021-rapport_presentation.pdf 

  15. Compte financier unique 2025 — Budget principal — Ville de Marseille, exercice 2025.
    https://www.marseille.fr/sites/default/files/contenu/mairie/Budget/pdf/cfu-2025-600-budget-principal-avec-couverture.pdf 

  16. Faire face aux difficultés de financement dans les associations artistiques et culturelles. Quelles stratégies d’hybridation des ressources ? — Giorgia Trasciani, Julien Maisonnasse et Francesca Petrella, INJEP, 19 décembre 2024.
    https://injep.fr/wp-content/uploads/2024/12/Rapport-2024-19_Hybridation_IFMA.pdf 

  17. [Intitulé actuel du jeu de données : Comptes des communes 2018-2025] — Observatoire des finances et de la gestion publique locales — OFGL, jeu de données, dernière période disponible : exercice 2025. L’article employait l’ancien intitulé « Comptes des communes 2017-2024 ».
    https://data.ofgl.fr/explore/dataset/ofgl-base-communes/ 

Sources sur la responsabilité territoriale et les entreprises

  1. Mécénat d’entreprise : dons en faveur d’organismes sans but lucratif — Entreprendre Service Public, Direction de l’information légale et administrative et ministère chargé des Finances, page vérifiée le 20 juillet 2026.
    https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F22263 

  2. Le Groupe CMA CGM, Aix-Marseille Université et sa Faculté de sciences médicales et paramédicales inaugurent la première Chaire du territoire dédiée à la santé — Groupe CMA CGM, 11 mai 2022.
    https://www.cmacgm-group.com/fr/actualites-media/le-groupe-cma-cgm-aix-marseille-universite-et-sa-faculte-de-sciences-medicales-et 

  3. [Référence exacte retrouvée : Call for proposals — Appel à projets de la Fondation CMA CGM en faveur de l’éducation] — Fondation CMA CGM, page consacrée notamment aux lauréats de l’appel à projets 2021.
    https://www.cmacgm-group.com/fr/foundation/our-actions/call-for-proposals 

  4. Des conteneurs transformés en Épicerie sociale et solidaire, un projet innovant pour les étudiants du campus AMU Saint-Charles Marseille — Fondation CMA CGM, 10 décembre 2025.
    https://www.cmacgm-group.com/fr/news-media/turning-containers-social-mini-market-innovative-initiative-students-marseille 

  5. La permaentreprise, année 3 — Une année, 365 jours norsys en 2023, rapport annuel — norsys, rapport portant sur l’exercice 2023.
    https://www.norsys.fr/sites/default/files/norsys-rapport_2023-complet.pdf 

  6. Le Groupe CMA CGM, Aix-Marseille Université et sa Faculté de sciences médicales et paramédicales inaugurent la première Chaire du territoire dédiée à la santé — Groupe CMA CGM, 11 mai 2022.
    https://www.cmacgm-group.com/fr/actualites-media/le-groupe-cma-cgm-aix-marseille-universite-et-sa-faculte-de-sciences-medicales-et 

Sources sur le mécénat, les partenariats et la gestion associative

  1. Mécénat d’entreprise : dons en faveur d’organismes sans but lucratif — Entreprendre Service Public, Direction de l’information légale et administrative et ministère chargé des Finances, page vérifiée le 20 juillet 2026.
    https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F22263 

  2. Mécénat d’entreprise : dons en faveur d’organismes sans but lucratif — Entreprendre Service Public, Direction de l’information légale et administrative et ministère chargé des Finances, page vérifiée le 20 juillet 2026.
    https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F22263 

  3. Les Geiq : la plus belle façon d’embaucher — Un concept unique d’insertion par la qualification — Fédération française des Geiq, page institutionnelle, date de publication non indiquée.
    https://www.lesgeiq.fr/ 

  4. Les Geiq : la plus belle façon d’embaucher — Un concept unique d’insertion par la qualification — Fédération française des Geiq, page institutionnelle, date de publication non indiquée.
    https://www.lesgeiq.fr/ 

  5. Guide d’usage de la subvention 2025-2026 — Associations, pouvoirs publics : un cadre partenarial rénové — Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative — DJEPVA, 2025.
    https://associations.gouv.fr/sites/default/files/2025-09/Guide_Subventions2025_HD.pdf 

  6. Éducation à l’environnement vers un développement durable : état des lieux, activités, économie et emploi — Les Repères de l’Avise, Environnement, no 1 — Avise, mai 2008.
    https://www.avise.org/sites/default/files/atoms/files/20140204/200805_Avise_Reperes_Environnement1_EEDD.pdf 

  7. Éducation à l’environnement vers un développement durable : état des lieux, activités, économie et emploi — Les Repères de l’Avise, Environnement, no 1 — Avise, mai 2008.
    https://www.avise.org/sites/default/files/atoms/files/20140204/200805_Avise_Reperes_Environnement1_EEDD.pdf 

  8. Éducation à l’environnement vers un développement durable : état des lieux, activités, économie et emploi — Les Repères de l’Avise, Environnement, no 1 — Avise, mai 2008.
    https://www.avise.org/sites/default/files/atoms/files/20140204/200805_Avise_Reperes_Environnement1_EEDD.pdf 

  9. Autonomie associative et financements publics : une enquête localisée — Julien Talpin et Pierre Bonnevalle, INJEP, 2024.
    https://injep.fr/wp-content/uploads/2024/05/Rapport-2024-07_Autonomie-asso-et-financement-public.pdf 

  10. [Référence exacte retrouvée : Call for proposals — Appel à projets de la Fondation CMA CGM en faveur de l’éducation] — Fondation CMA CGM, page consacrée notamment aux lauréats de l’appel à projets 2021.
    https://www.cmacgm-group.com/fr/foundation/our-actions/call-for-proposals 

  11. Faire face aux difficultés de financement dans les associations artistiques et culturelles. Quelles stratégies d’hybridation des ressources ? — Giorgia Trasciani, Julien Maisonnasse et Francesca Petrella, INJEP, 19 décembre 2024.
    https://injep.fr/wp-content/uploads/2024/12/Rapport-2024-19_Hybridation_IFMA.pdf 

 

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